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Seconde Nature explore l’hyper-communication dans « Langages Machines », jusqu’au 22 octobre 2017, à la Fondation Vasarely

By 18 septembre 2017 No Comments

Albertine Meunier - "Dadaprint3r" (2015)

Felix Luque Sanchez - "Nihil ex Nihilo" (2010)

Lukas Truniger - "Déjà Entendu" (2015)

Jusqu’au 22 octobre, dans le cadre de Seconde Nature la Fondation Vasarely (Aix-En-Provence) accueille « Langages Machines ». A l’ère de l’hyper-communication l’exposition qui présente les œuvres de 15 artistes français et internationaux invite à la déconstruction de l’impact de nos machines sur la communication et notre rapport au langage. Un parcours artistique et sensible pour appréhender les transformations de notre monde contemporain.

Pour les commissaires Mathieu Vabre, Corentin Touzet, Émilie Fouilloux : « Réseaux sociaux, sms, mails, datas … à l’ère de l’hypercommunication rendue possible par les technologies, le texte et l’écrit ont rencontré de profondes mutations. D’abord figés avant la révolution numérique, les mots sont désormais échangés de manière fugace, voués à rapidement disparaître, corrigés, modifiés, au fur et à mesure que les algorithmes alimentent notre «timeline».

Seconde Nature présente à la Fondation Vasarely le cœur même de l’exposition « Langages Machines » avec notamment l’œuvre « Asemic Languages » de So Kanno & Takahiro Yamaguchi. Cette œuvre regroupe des milliers de caractères qui ont été appris par une intelligence artificielle uniquement pour leurs formes et leurs motifs. A partir de ces analyses, la machine simule l’écriture, mais cette dernière n’est pas pour autant lisible. Albertine Meunier présentera « DadaPrint3r », un objet connecté co-produit avec Art2M qui permet d’imprimer à distance depuis une commande vocale. L’artiste Cécile Babiole s’inspire des punitions de notre enfance. 17 caractères sont modélisés et imprimés en 3D, puis l’objet résultant est numérisé avec un scanner 3D et réimprimé ensuite, et ainsi de suite. Chaque nouvelle copie accentue la dérive des formes jusqu’à ce que les derniers objets reproduits soient méconnaissables. Lukas Truniger présentera « Déjà Entendu », une œuvre qui à l’aide d’algorithmes et de logiciels d’apprentissage, de textes et de mélodies d’opéras – inspirés par le mythe de Faust, l’épopée de la curiosité humaine et de ses limites – sont reproduits en lumière et en son dans l’espace par 102 écrans et autant de haut-parleurs.

Seconde Nature accueille l’exposition « Try to Feel the Firedamp » de Max Paskine et s’en suivra « Shape of Collapses », une performance audiovisuelle. L’espace de Seconde Nature est quant à lui consacrer à une monographie de Max Paskine. L’artiste y propose une sélection d’œuvres questionnant notre rapport au monde, à l’histoire, à la mémoire et à l’espoir. Max Paskine tente de remonter à l’origine même de cet élan collectif qu’est la communication et l’information.

Commissariat : Mathieu Vabre, Corentin Touzet, Émilie Fouilloux.

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